À 13 ans, alors que beaucoup découvrent à peine les joies de l’adolescence, Laura Hillier a reçu une nouvelle qui allait bouleverser son existence. Une maladie silencieuse, invisible à l’œil nu mais dévastatrice, s’était installée : la leucémie. Ce mot, si brutal, allait devenir le centre de son quotidien pendant des années. Mais l’histoire de Laura, ce n’est pas seulement celle d’une maladie. C’est surtout celle d’un esprit lumineux qui a su trouver de la lumière même dans les moments les plus sombres.
Quand l’annonce d’une maladie bouleverse toute une vie
Imaginez un instant : un matin ordinaire, et soudain, tout bascule. Pour Laura, c’est ce qui s’est produit à l’âge de treize ans. Elle apprend qu’elle souffre d’une leucémie myéloïde aiguë, une forme de cancer particulièrement agressive. Commence alors un combat intense, ponctué de traitements lourds, d’hospitalisations, d’espoirs et de rechutes.
Mais Laura n’était pas une simple patiente. Elle était déterminée. Pendant quatre longues années, elle a affronté la maladie avec un courage qui forçait le respect, savourant une rémission bienvenue avant une rechute brutale en mai 2015. Malgré tout, elle gardait le sourire, la passion pour le théâtre et la musique, et cette énergie qui la rendait inoubliable pour ceux qui l’entouraient.
Une attente insupportable : l’espoir d’une greffe
Alors que l’unique solution pour vaincre la maladie était une greffe, Laura s’est retrouvée sur liste d’attente. Une attente éprouvante. Et comme un écho cruel à une injustice criante, elle est décédée avant que cette greffe salvatrice ne soit réalisée. Le 20 janvier 2016, le lycée Nelson, en Ontario, où elle était scolarisée, a été plongé dans une grande tristesse.
Un adieu transformé en hommage vibrant
Mais même dans la mort, Laura a continué d’inspirer. Ses proches ont refusé que ses funérailles soient un simple moment de deuil. Ils ont fait de son cercueil un livre d’or, une œuvre collective de souvenirs et d’amour. À l’image des cahiers de fin d’année que les élèves signent, chacun a laissé un mot, une pensée, un souvenir.
Imaginez un cercueil blanc, recouvert de messages écrits au feutre pailleté, comme une toile émotive pleine de couleurs et d’émotions. Des mots simples, mais puissants : « Tu avais une voix musicale », « Tu étais mon meilleur ami », « Tu resteras un héros ». Et partout, du violet – sa couleur préférée – dans les fleurs, les cravates, les foulards. Un hommage coloré pour une vie trop courte, mais profondément marquante.